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Les articles de presse sur ahcene mariche janvier 27 2010

Infos : , rétrolien

Article paru sur le journal l’ expression
Un poète volubile

Posted on novembre 25, 2005

Le poète Ahcène Mariche a présenté, mercredi, son recueil Id Yukin, dans le cadre du Café littéraire organisé par la Bibliothèque nationale du Hamma.

L’ouvrage, écrit en tamazight et traduit en langue française sous le titre Les nuits volubiles et édité à compte d’auteur, traite de plusieurs thèmes «en rapport avec le vécu», a indiqué l’auteur.

«Mes poèmes, inspirés de la réalité, abordent plusieurs sujets notamment l’amour, la paix, la tolérance, l’expérience humaine ainsi que certains thèmes plus philosophiques tels que la vérité ou la vie et psychanalytique comme le rêve», a confié cet enseignant de sciences physiques, venu aux belles lettres il y a une vingtaine d’années alors qu’il était en terminale.

Situant sa poésie, Ahcène Mariche a, par ailleurs, indiqué que dans son œuvre «on trouve des traces de la philosophie du chanteur et poète Lounis Aït Menguellet et des chansons de Jacques Brel».

«Ma poésie va dans le sens de l’analyse. Je pose une problématique que je développe ensuite», a expliqué l’auteur qui utilise, outre des métaphores, des proverbes séculaires «porteurs de message de sagesse, d’humanisme et d’amitié». L’homme de lettres, travaillant actuellement sur la collecte des proverbes et dictons du terroir, a aussi évoqué dans de nombreux poèmes la femme, notamment dans son œuvre Les filles de mon pays, à travers laquelle, a-t-il précisé, il «rend hommage à la femme algérienne, sa beauté et sa noblesse».

Par ailleurs, le poète, dans son texte intitulé Saint Valentin, publié dans le livre d’anthologie berbère, en avril 2005 aux Etats-Unis, évoque les amours célèbres, voire légendaires, dont Kaïs et Leïla, Saïd et Hizya, Hasnaoui et Fatma, Antar et Abla, Ahcène et Zifka, sans oublier Roméo et Juliette et Valentin et Valentine.

«Les poèmes d’Ahcène Mariche sont des regards explorateurs d’un monde, parfois non encore découvert où le poète, en cherchant le beau, rencontre plus de vérité que le philosophe. Sa poésie est une quête, une exploration d’univers sans frontière», est-il noté dans la préface de ce recueil, écrit en tamazight et traduit en français et dont la version en langue nationale paraîtra dans un avenir proche. Ahcène Mariche, dont l’ouvrage Id Yukin sera traduit également en italien, en anglais et en japonais, a aussi réalisé des tableaux, sur un support en «faux daim» reprenant ses poèmes, actuellement exposés à la Bibliothèque nationale.

APS

article paru sur kabyle.com

Sidi Valentin (Saint Valentin), poème de Ahcène MARICHE

Posted on février 12, 2006

L’amour, ce sentiment si beau à vivre, à imaginer, à souhaiter ou même à rêver. C’est un royaume où il n’y a ni roi, ni couronne, ni esclave, ni chaînes.

L’amour, c’est cet ange qui nous vient d’en ne sait où, nous pénètre sans nous aviser. Il ne frappe jamais à la porte, et entre sans permission.

Il est bon, doux, fait rêver et change tout. Il est rebelle, repousse les barrières, ne connaît pas les frontières, les couleurs et le temps. Il n’a pas d’âge, on le vit à tout âge. Dans chaque coin de la terre, un nouveau couple naît.

Que de couples, l’histoire nous a rapporté. Ils se sont aimés à en mourir. Même si le sentiment est le même, à chacun son histoire, sa place sur ce globe, sa culture et l’époque qu’il a vécue.

Le sentiment est le même, l’appellation change d’une culture à une autre, les histoires sont toujours récentes, en dépit du temps qui passe. On les célèbre pour mieux les vivre encore et encore.

Ces couples amoureux sont une référence, on se compare à eux, on veut même les dépasser d’un cran.

Des parents de l’humanité Adam et Ève, Ahcène Mohamed Mariche a revisité certaines époques avec leurs amoureux et a fait escale, à l’occasion de la Saint Valentin ; chez Valentin et Valentine, Roméo et Juliette, Antar et Abla, Saaiyed et Hiziya, Chabane et Drifa Ujajih, Lhesnaoui et Fadhma, et nous fait découvrir la plus récente histoire entre Ahcène et Zivka, et nous livre sont poème « Sidi-Valentin ».
Version Kabyle

SIDI VALENTIN

D rbaatac di Furar,

D tamaghra n wid yemhemalen

Yal wa d akken att-yedder

D win d ttin aazizen

D lâada seg wass-mi yedder

Valentin d Valentine

*#*

Yal wa s anda yerra

Yal wa ghef ig-ttnadi

Ad afen merra taghawsa

Yiss ar ad begnen tayri

Ilemzi, amghar yedda

Ihuz-iten akk ubehri nni

Ihuz-iten akk uhulfu nni

*#*

Si iâarqab akk neffegh

Ad n-awit tizedjigin

Deg ulawen merra a nezraâ

Lhub ad n-ttut tismin

Lehmala degs nfaâ

Lguirra d ayen ur nemâin

*#*

Achal d lqarn iâadan

Amezruy ijemaâ-iten-id

Deg ubrah n tayri ressan

Mhemalen nebder-iten-id

Achal d taqsit i yedran

Naâya nesfruri-tent-id

*#*

Hkan-d ghef Antar d Abla

D Caaban d Drifa Ujajih

Hkan-d ghef Qeys d Leyla

Rnan-d ghef Romeo d Juliette

Ur netsu Saâid d Hiziya

D taqsit id- yewwin jjih

Ger Lhesnaoui d Fadhma

Ma d taqsit n wass-a d tajdhit

Ger Hsen d Zivka

Ussan-a is-gezmen timit

*#*

Vincent Van Gaugh mechur

Laâmer tedhra teqsit-is

Iwala iman-is mehqur

Mi tugi tmaâcuqt-is

Yeâya degs yessutur

Yekker igzem amezzugh-is

*#*

Yal wa d acu yehda

Isehl-as uxtiri

Nek ayatma aawqagh

D acu ara yilin d inigi

Yal lhadja muqlegh

D ayen ttebghigh ur telli

Ur iyi-teccur tit madhi

*#*

Achal n lehwayedj i xtaregh

Yisent ar taâzizt ad arzugh

Tawardett deg ufus ad t-dmegh

S wayed d asefru ad s-arugh

Zzin-is ghef lkaghed ad t-id-begnegh

Talgha-s, stalaght ad t-bnugh

Deg irrebi-s ad s-ten-sersegh

Mazal zmam ad t-arugh

Taryri-w akk ad tid-feslegh

Ayi d-yegri ussaru ad t-aanugh

Nek yides ar a t-laabegh

Nek yides ar a t-metlegh

*#*

D xemestac di Furar

Amezruy ifat nekcem

Nughal nettunebdar

Ass-a yugra-yagh-d yisem

D uffir m ad ass a yedher

Cfut ghef Zivka d Hsen

*#*

Laânaya-k a Sidi Valentin

Laânaya-m a Lala Valentine

Laânaya-k kecini a Qis

Laânaya-m kem -ini a Leyla

Laânaya-k a Lhesnaoui

Laânaya-m kem a Fadhma

Laânaya-k kec a Saaiyed

Laânaya-m kem a Hiziya

Laânaya-k kec a Romeo

Laânaya-m kem a Juliette

Aqlagh nerna-d ghur-wen

Ur agh ttehecimet ara

D ayen yedhran yidwen

I yid-negh yedhra ass-a

Sewaâden agh s udhad am uccen

Am akken d timenghiwt ay nengha

Sburet-agh s ucedhadh-nwen

Tetchurem d lbaraka.
Version Française

SAINT VALENTIN

C’est le quatorze février

Les amoureux chaque année le fêtent

Chacun comment va le vivre

Avec celui ou celle qu’il aime

C’est une tradition depuis le temps

De valentin et de valentine

*#*

A chacun sa destinée

Et chacun ce qu’il cherche

Pour trouver ce symbole

Qui témoigne de leurs amours

Jeunes, vieillards ensembles

Secoués par cette brise

Secoués par cette sensation

*#*

Vers les champs on est tous sortis

Cueillir des fleurs, des roses

Dans les c��urs l amour on va semer

Et que personne ne jalouse

De l’amour un délice en on tire

La guerre est ce qu’il y’a de pire

*#*

Que de siècles se sont écoulés

L’histoire les a rassemblés

Dans les annales de l’amour porté

Ils se sont aimés, on les a cités

Que d’histoires se sont déroulées

On les a souvent égrenées

*#*

On a ressuscité ANTAR et ABLA

CHABANE et DRIFA UJAJIH

Aussi QEYS et LEYLA

Même ROMEO et JULIETTE

SAÂID et HIZIYA sont là

Tel ce qui a engendré l’exil

Entre EL HESNAOUI et FADHMA

D’entre elle la plus récente

Est celle de AHCENE et ZIVKA

Elle est des plus fulgurante

*#*

VINCENT VAN GAUGH est de renom

Son histoire ne s’est jamais reproduite

Sous-estimé, il s’est vu

Devant le refus de sa bien aimée

Il n’arrêtait pas de la supplier

Son oreille il se l’est coupé

*#*

Chacun ce qu’il a offert

Et le choix lui a été facile

De moi l’embarras se sert

Qu’est ce qui me sera témoin

Toute chose que j’ai vu

Comme je la veux elle ne l’est

Ne me remplissant même pas la vue

*#*

Que de choses j ai choisies

A ma bien aimée les offrir

Une rose dans une main

Dans l’autre un poème que je lui ai écrit

Sa beauté sur un papier je l’ai dessinée

Sa forme avec de la terre je l’ai formée

Le tout sur son giron je vais le déposer

Il me restera un livre à écrire

Où tout mon amour je vais le décrire

En scénario je vais l’adapter

Et les rôles seront les notre c’est clair

*#*

Vint le quinze février

Un pied dans l’histoire on a

Sur toutes les langues on est

Nos noms sont bien là

Ils sont bien clairs aujourd’hui

Souvenez-vous de AHCENE et ZIVKA

*#*

Louanges à toi ô Saint VALENTIN

Louanges à toi ô VALENTINE

Louanges à toi ô QEYS

Louanges à toi ô LEYLA

Louanges à toi ô EL HESNAOUI

Louanges à toi ô FADHMA

Louanges à toi ô SAAIYED

Louanges à toi ô HIZIYA

Louanges à toi ô ROMEO

Louanges à toi ô JULIETTE

Louanges à toi ô CHABANE

Louanges à toi ô DHRIFA

Louanges à toi ô ANTAR

Louanges à toi ô ABLA

Nous voici parmi vous

Ne nous en décevez pas

C est ce que vous avez enduré

Qui nous est réservé

Tel le chacal on nous pourchasse ;

Damnés tel des criminels

Nous implorons votre protection

� saints vénérés.

Poème de : Ahcène Mohammed Mariche

article paru sur le journal le soir d’ algerie
Regards explorateurs d’un monde non retrouvé

Posted on avril 13, 2006

Ahcène Mariche a mis beaucoup de temps pour enfin éditer son premier recueil de poésie Id Yukin (les nuits volubiles). Ce professeur de physique passionné de poésie a rassemblé plus de 32 poèmes, traduits en français, dans son nouveau recueil qui vient de sortir dans les librairies.

La nuit et les étoiles inspirent beaucoup le poète. A la recherche de la vérité, le noir éclaire paradoxalement ce jeune poète pour qui les étoiles sont un véritable reflet pour explorer et voir plus loin. Il conçoit la nuit comme un ange, un être qui l’interpelle, qui lui parle. Convaincu que la nuit est “éveillée”, Ahcène Mariche est en quête d’un univers sans frontières, sans couleurs, où l’amour a ces capacités de pénétrer dans des zones inconnues de son âme. “Il ne frappe jamais à la porte, il entre sans permission”, dit-il.

Tantôt philosophe, souvent psychanalyste, le poète, qui traite l’amour dans tous ses états, a su capter le cri de la Saint- Valentin. Un fait inédit dans la poésie d’expression kabyle. Toujours à la recherche de la vérité, Ahcène Mariche, qui traite aussi des vicissitudes de la vie, va plus loin au-delà des horizons pour illuminer les regards. On y trouve de tout. Des images, des métaphores, des analyses et beaucoup d’autres rêves avec un verbiage pointu et très recherché.

Ahcène Mariche, poète polyglotte, compte traduire son recueil dans plusieurs langues. Son poème, Saint-Valentin dédié aux amoureux, a fait le tour du monde entier. Il sera interprété probablement par la chanteuse Malika Domrane. Aujourd’hui Ahcène Mariche innove encore. Il met sa poésie en tableaux. Ses poèmes sont écrits avec de la peinture sur soie (faux daim) en quatre langues (kabyle, français, anglais et arabe).

J. L. H.

Kabyle.com : Taâezzult iw (Confidences et mémoires), deuxième recueil de Ahcène Mariche

Posted on mai 30, 2006

Après avoir signé « Idh yukin » (Les nuits volubiles), en 2005, le poète Ahcène Mariche, revient, une année après, avec un second recueil de poésie intitulé : « Taâezzult-iw » (Confidences et mémoires).

Celui-ci est édité à compte d’auteur, comme le premier, il a été préfacé par Djamel BEGGAZ, il est composé de 25 poèmes écrits en langue kabyle avec leur traduction en langue française réalisée par Mohamed Melaz.

Sorti le 07 mai dernier, « Taâezzult-iw » (Confidences et mémoires) est, actuellement, disponible au niveau des grandes librairies de la Kabylie et dans quelques-unes à Alger et à Oran, en attendant sa distribution à grande échelle.

Fiche technique du recueil :

Titre : « Taâezzult-iw » (Confidences et mémoires)
Auteur : Ahcène Mariche
Édition : A compte d’auteur
Traduction : Mohamed Melaz
Préface : Djamel BEGGAZ
Conception : BEGGAZ.Info
ISBN : 9947-0-1264-6
Nombre de pages : 122
Prix public : 180 DA

Lire Taâezzult iw (Confidences et mémoires), deuxième recueil de Ahcène Mariche sur Kabyle.com

Article paru sur le journal ddk
“Confidences et mémoires”

Posted on juin 3, 2006

Poète prolifique, artiste imaginatif aussi, Ahcène Mariche éclaire ses fans de plus en plus nombreux avec une série de poèmes réunis dans son nouveau recueil intitulé jalousement Taazzult-iw à travers lequel le poète fait de plus en plus chavirer les amoureux de la rime et les adeptes de la poésie kabyle.

Cette nouvelle aventure, lit-on dans la préface, Ahcène Mariche nous fait revisiter avec la force de sa poésie, le bon vieux temps tout en mettant l’accent sur la société et l’univers culturel berbère, le poète entame ses “confidences” par un poème dédié à l’amour. Il vante la Saint- Valentin avec une pensée aux amoureux célèbres, pas ceux d’un jour, ceux par contre qui à jamais partagent le “royaume” de l’amour, là “où il n’ y a ni roi, ni couronne, ni chaînes”.

S’ensuit alors toute une série de poèmes embarquant le lecteur vers un horizon lointain guidé par l’auteur qui veut bien lui faire partager ses goûts, ses pensées et toutes ses sensibilités réunis autour de ses “mémoires”. Chaque poème est un mélange de saveurs, une fusion de décors, où joies, peines, blessures, désespoir et jalousie se côtoient.

J. L. H.

Ahcène Mariche, l’artiste

Posted on juillet 13, 2006

Il n’est plus à présenter, le poète kabyle Ahcène Mariche, qui a déjà beaucoup fait parler de lui. En plus de l’arabe et du français, sa poésie est traduite en six autre langues et émise sur pas moins de vingt sites internet.

C’est énorme quand même, avouons-le. Et ce n’est pas tout, un de ses poèmes Sisn Valentin, en l’occurrence consacré comme l’indique son titre à Saint-Valentin, est publié dans la célèbre anthologie “To Topos”, une publication de l’université de l’Oregon States aux USA.

Ce même poème composé, signalons-le, de quarante-huit vers où il rend hommage aux célèbres couples d’amoureux : Antar et Abla, Qaïs et Leïla, Roméo et Juliette…. a été édité sur une carte de vœux spécial Saint-Valentin dans un ouvrage unique, un chef-d’œuvre qui l’a fait, en tous cas connaître du grand public, son imagination ne va pas s’arrêter là, Ahcène Mariche a eu en effet l’ingénieuse idée de mettre sa poésie sous forme de tableaux dessinés avec de la peinture sur soie.

Mariche que nous avons rencontré il y a quelques jours dans son village Tala Toulmouts (Tizi Rached) se rappelle qu’il a écrit son premier poème à l’âge de 17 ans (en 1984). Actuellement il a édité deux recueils et dit avoir encore pas moins de 300 poèmes inédits. Pour lui, en fait la poésie est un don. Sa formation professionnelle a fait le reste. “Je n’aime pas copier, je crois que j’ai un style d’écriture qui m’est tout à fait propre”, nous a-t-il dit.

Il est vrai en effet qu’Ahcène Mariche qui est, rappelons-le, professeur de physique au C EM , ne se contente pas de décrire les choses dans ses écrits en somme, il a beaucoup plus tendance à porter des analyses scientifiques sur les différents thèmes qu’il traite. En outre et comme tout bon poète, Ahcène aime le calme. “Je m’inspire de la nuit”, a-t-il affirmé. D’où est “inspiré” selon lui, le titre donné à son premier recueil Id yukin (Les nuits volubiles) publié, rappelons-le, en 2005. “Il y a des nuits comme ça, le calme aidant, au lieu du sommeil, c’est cette inspiration qui me vient, je me déchaîne alors jusqu’à passer des nuits blanches à écrire et composer mes vers”, explique-t-il en effet.

Premier essai réussi, peut-on dire, quoi que cela est loin d’être l’objectif d’Ahcène Mariche, son vœu étant de porter haut la poésie kabyle, pas moins de 1 000 exemplaires ont été vendus de Id yukin en l’espace d’une année, pas du tout surprenant pour un ouvrage, où l’auteur traite avec l’analyse du scientifique et le regard d’un artiste, des sujets variés de la société tels que la paix, la vérité, la femme, l’amour pour ne citer que ceux-là.

Avec la même approche et un style qui lui est devenu propre, Ahcène Mariche nous amène à lire et à découvrir ses mémoires et confidences et nous fait revisiter le bon vieux temps, en mettant l’accent sur la société et l’univers culturel berbère, dans un autre recueil édité dernièrement intitulé jalousement Taeezzult Iw (confidences et mémoires). Pourquoi Taeezzult Iw ? lui avons nous demandé. “Ce mot désigne tout ce qui nous est très cher, ce qu’on garde jalousement pour nous-même, pour moi Taeezzult Iw, ce sont nos mémoires”, a-t-il expliqué.

M. O. Ben Mokhtar

Article paru sur le journal ddk
Id Yukin, recueil de poésie de Ahcène Mariche

Posted on février 26, 2007

Bien que lent et timide, le parcours de la littérature amazighe fait son bonhomme de chemin, sur un parcours parsemé d’embûches. D’une part, l’edition reste un écueil insurmontable, et la seule formule possible reste l’édition à compte d’auteur qui n’est pas toujours envisageable par la totalité des auteurs.

D’autre part, le lectorat amazighe, en latin particulièrement ne s’est pas vraiment manifesté pour consommer ce qui sort sur les étals des libraires. Et la situation du statu-quo persiste au grand dam de ceux qui veillent des nuits entières à mettre tant bien que mal leurs peines, leurs déceptions et leurs joies sur papier.

Ainsi voient le jour des livres dans la langue de Muhend U Yahia, soient-ils romans, recueils de nouvelles, recueils de poésie, essais et théâtre, pour garnir l’actualité littéraire nationale et universelle.

Id Yukin (les nuits volubiles) est de ces recueils de poésies non négligeables qui vient d’enrichir la littérature amazighe. Par son titre déjà évocateur, Ahcène Mariche lance un pavé dans la rare, et provoque le verbe par lequel il dépeint un quotidien morose et met à nu les souffrances d’un cœur brisé.

Id Yukin, plus qu’aucun autre recueil de poésie, fait de l’amour , un thème prioritaire sans ambages, ni retenue aucune. Trente deux textes écrits intégralement à la première personne du singulier. Subjectif diraient certains, mais le “moi” n’a jamais été vu d’un œil négatif en littérature. En d’autres termes , nul ne peut être préoccupé par les soucis d’autrui que soi-même, et rien ne peut être bien maîtrisé et connu que par soi-même.

Les textes kabyles sont traduits en français par O. Idir, comme il est indiqué sur la couverture. Une mesure, sans doute, en vue de toucher un lectorat plus large. La traduction n’est jamais interdite en littérature, à condition qu’elle soit fidèle au texte orignal, et aux sentiments de l’auteur. Dans ce recueil édité à compte d’auteur, le personnage central de la majorité des textes est le cœur de l’auteur. Un cœur meurtri par-ci, un cœur en ébullition par-là, un cœur tel une paire de bœufs ; mon cœur n’est qu’un organe banal, et que sais-je encore. En somme, c’est un cœur surchargé et empreint de jérémiades et lamentations.“Les nuits volubiles” est un recueil écrit à la forme négative et interrogative.

En effet beaucoup d’interrogations et beaucoup de négations, à donner le tournis à l’affirmative, jugez-en : Est en paix celui qui n’a rien su et n’a rien vu/Est en paix celui qui n’a point de mérite/ Anta Kem ?/ D acu kem ?/ Anda kem ? I ni-d-ma themmled-iyi (dis moi si tu m’aimes) etc… Côté structure, Ahcene a utilisé le sizain tout le long de son recueil, à l’exception de “Amedyaz” (le sommeil du poète) qui est un huitain (un poème à huit vers dans chaque strophe. Le sizain, pour rappel, est une structure très répandue dans la poèsie kabyle, avec le quatrain et le tercet, qui compose à son tour le neuvain. Quant à la rime, l’auteur a employé la rime la plus usitée en poésie kabyle, en l’occurrence la rime croisée.

Hormis l’amour, le poète a abordé certains autres thèmes, à l’instar du social, comme dans “Tihifa” (Mes tracas). Là, Ahcène ne se limite pas aux complaintes, mais illustre ses propos par une sagesse inspirée de celle du terroir : “Win ur nerri ddwa i tit-is/ur s t-id-ittg u emmi-s/ win ur nezri abernus-is/ Ammas yedd-deg cuad-is (celui qui n’écarte la poussière sur sa pupille/ qu’il attende son proche lui souffler sur les cils/Celui qui ne se débarrasse pas de la crasse accrochée à ses pans/s’en ira la saleté enlisée dans son vêtement).
La condition de la femme est mise en exergue par l’auteur également dans “Tamettut” (la femme) un autre thème est abordé dans la quatrième ouverture. Il s’agit de “la vérité”, un concept ayant fait couler beaucoup d’encre dans la littérature universelle. En conclusion, Ahcène mariche vient de marquer de son empreinte la poèsie kabyle, à travers ce recueil de 116 pages.

Salem Amrane

Article paru sur EL WATAN

Poésie : Mariche, ou la création multiple

Posted on avril 24, 2007

Il est à la fois poète, professeur de physique, archiviste de culture berbère, animateur de soirées, caméraman et photographe. Ahcène Mohammed Mariche sait marier avec dextérité la science à la littérature, l’image au son, les rêves à la réalité pour dire et écrire.

Ses premiers poèmes remontent au lycée de Larbaâ Nath Irathen, au temps de la protesta identitaire d’avril 1980. En 2005, il publie son premier recueil, Id yukin (les nuits volubiles). Sur 113 pages, le poète laisse libre cours à son inspiration pour aborder un patchwork de thèmes : l’amour dans tous ses états, la femme, le rêve, la paix, la beauté, la nuit, la vérité, l’ingratitude. Revigoré par le succès de l’ouvrage, il récidive une année plus tard avec une nouvelle œuvre intitulée Taezulthiw (confidences et mémoires).

Les filles, la jalousie, la société, le destin, l’amour, la déception, tout est sujet à la prose. Rien n’échappe à sa muse poétique. « Les préoccupations sont nombreuses, j’en ai sélectionné bon nombre. J’ai choisi les plus sérieuses pour parler sans encombre. Elles surgissent d’une façon mystérieuse, bien que j’ignore jusqu’à leurs ombres, et me pénètrent d’une allure sérieuse », note l’auteur, un brin philosophique. Ecrits dans un kabyle simple, accessible, les poèmes se lisent d’une seule traite.

Dans Saint Valentin, il glorifie l’amour et réinvente l’épopée de Antar et Abla, Qaïs et Leila, et tous les « fous » du noble sentiment. Nostalgique, il se remémore dans un autre poème les belles années d’avant, la décence, la pudeur et le respect d’antan. « L’une derrière l’autre, les vertus s’en vont/Nous laissant perplexes et ahuris/Aucune trace d’elles cependant/Rien ne subsiste, c’est fini/On a beau chercher, c’est le néant/Il est temps de revoir ta vie. » La touche humaniste est omniprésente dans les œuvres de ce jeune poète natif de Tala Toulmouts (Tizi Rached). Pour brasser large, Mariche a traduit ses vers dans d’autres langues dont l’arabe, le français, l’anglais, l’italien et l’allemand.

Son poème Saint Valentin a été repris dans la publication To Topos, éditée par l’université de l’Oregon state, aux USA. « Il faut faire parvenir ses pensées même vers des contrées lointaines comme pour leur dire que nous sommes là et que notre culture est au diapason de l’évaluation et de la modernité. » Ses poèmes sont disponibles sur plus d’une quinzaine de sites et autres blogs.

Reconnu pour son talent , la chaîne de télévision Canal Algérie lui a ouvert ses portes à maintes reprises dans l’émission « Bonjour d’Algérie » où il déclama des poèmes en quatre langues. En juillet 2006, l’ENTV lui a consacré un reportage sur toute son œuvre artistique, diffusé dans l’émission « Saif El Djazaïr ». En projet, il compte publier quelque 300 poèmes.

Ahcène Tahraoui

ARTICLE PARU SUR LA DDK

“Tiderray”, le nouveau recueil de Ahcéne Mariche

Posted on juillet 25, 2007

tiderrayN’étant plus à présenter, le poète Ahcene Mariche a aujourd’hui une renommée dépassant nos frontières. Il a déjà publié deux recueils, Id yukin (nuits volubiles) édité en juin 2005 et Taezultiw (confidences et mémoire) mai 2006. Cet été, il revient avec un nouveau recueil composé de 33 poèmes, celui-ci est intitulé Tiderray (contusions).

“Notre vie est faite de choses quotidiennes. Elle est pleine d’embûches et de souffrances et cela dans tous les domaines” a dit Ahcene Mariche, que nous avons rencontré il y a quelques jours, pour expliquer le choix de ce titre. Traduit en français par Mohamed Melaz, Tidderay est en fait une conception de tous ces chagrins et malheurs de la vie qu’un poète décrit avec une approche propre à lui, mais avec cette mélancolie qui ne le lâche pas en fait dans pratiquement tous ses poèmes “Comme le dit l’adage bien de chez nous, d’Lemhayen Ighesfrouyen” a expliqué Mariche.

Cette tristesse qu’on ressent dans ses textes. Dans Tiderray, le poète parle de l’amour, de la société, de la santé et ses limites, de l’argent, de ses blessures… Il illustre des scènes conçues pour certaines d’entre-elles, a-t-il dit, des histoires vraies. Il nous fait vivre par exemple, cette nuit cauchemardesque qu’il aurait vécu en assistant à la fête de mariage de sa bien-aimée. Dans un autre poème, Mariche se met dans la peau d’un amoureux qui attend avec impatience la levée du jour pour aller à la rencontre de la femme qu’il n’a jamais vue auparavant et qu’il a connue grâce à ce Maudit bip comme est titré le poème.

Ahcene Mariche a fait aussi parler le tranchant ( le couteau) qui raconte ses déboires et ses moments de bonheur. Par ailleurs l’argent, source de bien-être pour certains est vu d’un autre œil par Mariche, dans son poème L’argent, le poète cerne ce que l’argent ne peut procurer, Ahcène Mariche parle aussi de “l’ombre”, des sautes d’humeurs, de ses souffrances d’enfances, de la société et les mœurs dans Sois toi-même, il nous montre qu’une personne peut anéantir son image en cédant à une imitation aveugle. Il fait référence à ces coutumes étrangères qui enlaidissent notre société.

Dans Tiderray, Mariche traite en somme plusieurs sujets, il le fait dans un style propre à lui. Celui-ci se singularise par son verbe simple et accessible et par ses métaphores. Il ne fait pas dans le superficiel. Dans ses textes, il va au plus profond des choses avec ses analyses scientifiques, parfois philosophiques, son nouveau livre est absolument à découvrir.

Voluble Nights, un recueil en anglais, une première en Algérie

Décidément Ahcene Mariche ne cessera pas de nous surprendre par les nouveautés dans ses réalisations. En effet, après avoir “inventé” la carte, “Saint-valentin” en kabyle avec le poème Sidi-Valentin, voilà que le poète édite un recueil en anglais Voluble Night bien que celui-ci n’est qu’une production en cette langue de son premier recueil Id yukin mais cela reste une première dans la poésie en Algérie.

Voluble Night est destiné aux étudiants et à tous les universitaires en anglais ainsi qu’à tous ceux qui se débrouillent dans cette langue, Mariche ne compte pas s’arrêter là puisqu’il envisage d’éditer aussi la version anglaise de son second recueil Taezul-iwr très prochainement, un livre qu’il publiera aussi en arabe. Mariche nous montre en outre qu’il a encore dans son réservoir pas moins de 300 autres poèmes. Il nous réserve toujours plusieurs surprises, on peut vraiment s’attendre à tout, et c’est tant mieux pour la poésie et la culture kabyles en général.

M. O. B

ARTICLE PARU SUR LA DDK

Poésie, Ahcène Mariche innove

Posted on avril 9, 2008

Ahcène MaricheDécidément, Ahcène Mariche, ce poète dont la célébrité dépasse les frontières, n’arrêtera pas d’innover dans son domaine.

En effet, après son “invention” de la carte de vœux Saint-Valentin où est gravé son non moins célèbre poème intitulé Sidi Valentin confectionné spécialement pour l’occasion, et la gravure de certains de ses poèmes sur des tableaux de peinture, voilà que Mariche revient cette fois avec une toute nouvelle innovation.

Il s’agit d’un album audio, présenté en cassette et CD, une nouveauté des plus originales. “On dit que les gens s’intéressent de moins en moins à la lecture, j’ai donc pensé à éditer cet album, façon de faire parvenir la poésie à un grand nombre possible de personnes”, a expliqué Mariche qui espère que son expérience servira d’exemple pour ses semblables. Il faut dire que la poésie kabyle n’attire pas grand nombre de lecteurs.

Cela n’est pas à cause du peu de patience qu’on éprouve pour elle mais par faute de ne pouvoir lire en kabyle. C’est en effet une réalité frappante. Ce ne sont pas tous les Kabyles qui excellent dans la lecture de leur langue. Cela est d’ailleurs facile à expliquer. Il n’est nullement besoin d’être un sociologigue ou un linguiste pour comprendre ce phénomène. C’est simple, on étudie le kabyle à l’école depuis peu.

La poésie devient ainsi inaccessible à une grande frange de la société. Cela pour dire que Ahcène Mariche a très bien fait en proposant cette nouvelle méthode de travail qui permettra sûrement à la poésie berbère d’aller de l’avant. “Je dois dire que pour moi ce problème ne se pose pas trop. J’ai vendu des centaines d’exemplaires de chacun de mes recueils”, a encore dit l’enfant du village Tala Toulmouts (Tizi Rached).

Pour lui, l’instrument audio permettra de toucher encore davantage des mordus de la poésie. Il reste convaincu que cette manière de faire ne peut que servir la poésie. Pour revenir à son propre album, celui-ci est composé de 25 poèmes qui sont tirés de son second recueil Taâzzult-iw (confidence et mémoire), publié en 2005. Ces poèmes sont proposés dans ce même album sur fonds musicaux.

Dans sa lecture, Ahcène Mariche est accompagné de plusieurs instruments de musique dont on peut aisément distinguer le luth, la mandole, la flûte et le violon. Les différentes musiques interprétées par des professionnels en la matière ont considérablement contribué à la réussite de cette première expérience en donnant plus de tonus aux poèmes.

Notons pour rappel qu’Ahcène Mariche a déjà publié quatre recueils. Ces derniers sont interprétés dans pas moins de dix langues. Ce qui renseigne on ne peut mieux sur la notoriété de ce poète qui réserve encore plein de surprises à son public. Mariche promet en fait bien des nouveautés dans le proche avenir.

M. O. B.

 

Interview sur webzinemaker.com/expressionlibre

Le poète algérien Ahcéne Mariche qui vient de publier son receuil "Id Yukin", quoique accaparé par son travail d'enseignant et sollicité par plusieurs stations de radio pour parler de la poésie kabyle, a accepté de répondre aux questions de "Expression Libre" et nous le remercions pour son amabilité.

Ahcene Mariche, comment un physicien a-t-il pu devenir poète ?

Les germes de la poésie étaient en moi avant que je sois physicien puisque mon grand père maternel est déjà poète
Certes au moment ou ‘j ai commencé à écrire en 1984, j’ai découvert déjà la physique en étant lycéen. Des années durant en tant lycéen et étudient la physique me suivait.
Mais je pense que la poésie était en moi, c’est un don car au moment où j étudiais j écrivais aussi des poèmes.La physique m a aidé à me faire ma propre touche et mon angle d’attaque dans mes approches et visions, elle m’a ouvert les yeux sur plein de détails importants dans la vie.

Vous parlez souvent de langue kabyle et pas de langue amazigh. Est-ce pour des raisons linguistiques ou politiques ?

Si je parle souvent de la langue kabyle, c’est bien pour des raisons linguistiques car ce que je maîtrise le plus est bien le kabyle.
Je spécifie car à plusieurs reprises mes lecteurs me posent des questions sur la langue que
j’emploi beaucoup de mots oubliés de presque tous et pensent que j’ai pris ça du Chaoui, du Targui, du Chelhi, du Riffi , du Chenoui, du Mozabite…
J’aimerai bien pouvoir un jour arriver à englober toutes ces variations linguistiques dans ma poésie, c’est une vraie richesse.

Dans « Sidi Valentin » vous vous intéressez aux grands amoureux de l’histoire. Pensez-vous que notre époque pleine de guerres et de conflits est –elle ou non propice à l’amour ?

Il n’y a pas une époque dans l’histoire où il n y a pas eu de conflits et guerres et pourtant l’amour a toujours fleuri et a une grande place dans la nature.
Dans le royaume de l’amour il n’y a ni roi, ni couronne, ni esclave, ni chaînes. Si j’ai fait escale à loccasion de la Saint Valentin chez Valentin et Valentine, Roméo et Juliette, Antar et Abla, Saiyed et Hiziya, Chabane et Drifa Ujajih, Lhesnaoui et Fadhma, c’est pour montrer qu’il est bon, doux, fait rêver et change tout. Il est rebelle, repousse les barrières, ne connaît pas les frontières, les couleurs et le temps. Il n’a pas d’âge, on le vit à tout âge. Dans chaque coin de la terre, un nouveau couple naît.
Tout ère est propice à l’amour simplement maintenant l’égoïsme bat son plein et on chasse vraiment le naturel pour y aller dans la perversion.
L’argent a rendu l’être humain esclave, chair a canon, les frères s’entretuent, alors quelle place trouvera l’amour en pareille période.
Ces couples amoureux sont une référence, on a vraiment à se comparer à eux, et tirer de belles leçons.

Dans ce beau poème « Sidi Valentin » vous citez des amoureux de différentes cultures et de différentes contrées. Est-ce un appel à l’universalité ?

Un vrai appel à l’universalité et aussi pour montrer que l’amour ne reconnaît ni les frontières, ni le temps et que l’amour c’est un sentiment noble que tout humain porte en lui.
L’amour est universel, le sentiment est le même juste l’appellation qui varie d’une culture à une autre : Tayri , el hob, amour, love….

Dans vos poèmes il y a beaucoup d’amour, de philosophie et d’humanisme comme dans le répertoire d’Idir. Avez-vous subi l’influence de grand kabyle ou est ce la rencontre de deux grands cœurs généreux ?

En kabylie en plus du kanoun, la famille , la radio à toujours été une grande école sur les ondes , toute personne a bénéficié des leçons que dispensait les animateurs et les chanteurs qui diffusaient leurs chansons.
Comment ne pas être influencé par des grands maîtres de la trompe de Slimane Azem, Cheikh Nordine, Cherif Kheddam , Ait Menguellet , Idir , Nouara, Ben mohamed, Matoub …
L’artiste en général est généreux de nature donc, nos cœurs se rencontrent facilement sans se donner rendez vous.

Comment se porte la langue et la littérature amazighe en Algérie ?

Même s’il y a plein d’embûches, tamazight est sur rail et avance doucement doucement.
On ne peut pas récupérer le retard de siècles en un an ou deux.
L’essentiel, il y a un travail qui se fait, il y a des publications et des élèves qui l’étudie.
Il faut encore beaucoup plus de moyens et encore du temps pour faire une vraie décantation de tout ce travail.

D’où viennent cette tristesse et cette mélancolie qu’on retrouve dans vos écrits ?

Il y a bien une gibecière au fond de moi ou j ai mis tout ça et lorsque l’inspiration vient, les mots viennent aisément et s’installent dans mes poèmes comme pour témoigner d’un vécu d’une phase de ma vie.
Comme tout humain, le poète a ses propres souffrances dans sa vie. Ne dit-on pas que ce sont les souffrances qui font que l’homme puisse rimer ?
Les belles choses de la vie on les vit, on les savourent, on n a même pas le temps de penser, mais les affres de la vie nous marquent, nous font souffrir et tout se traduit par des vers.
Moi aussi j’ai eu ma dose de souffrance

Vous tenez beaucoup à voir vos poèmes traduits dans différentes langues. Est-ce que vous recherchez la notoriété ou vous voulez simplement faire entendre la voix de la Kabylie ?

Beaucoup d’œuvres littéraires nous sont parvenues en Algérie via la traduction, notre langue Amazighe n’est pas comprise par les non Amazighophone, alors j’ai pensé à en traduire ma poésie et lui donner des ailes pour arriver vers les autres peuples et ça en français et en anglais ainsi que l’arabe. Pour les autres langues ce sont les traducteurs eux même qui m’ont contacté pour leur donner l’autorisation de traduire mes poèmes et cela m’a enchanté vraiment.
Moi je suis un universaliste, je n’aime pas m’enfermer et m isoler. Notre voix mérite bien d’être entendue par tout le monde.

Qu’est-ce qui caractérise votre style en poésie ?

Ma poésie se situe entre la poésie classique d’une certaine manière par sa structure, sa forme.. et la poésie moderne vu les nouvelles touches que j’ai pu apporter dans mes regards, la manière d’écrire, la touche scientifique, énigmatique et la nouvelle thématique que je veux comme nouveaux souffles à notre poésie pour sortir du cercle habituel et y aller à l’universalité.

Quel est votre rapport à la peinture et à la photographie puisque certains de vos poèmes sont écrits de la peinture sur soie ?

L’image, est le vrai lien entre tous ces arts, l’artiste a un regard spécial sur toutes les choses , goûte à tout, se cherche toujours et cherche toujours de nouveaux supports et moyens de faire passer son message. Moi-même j’aime sortir du cercle habituel et j ai voulu me faire une particularité alors j’ai pensé à faire de la gravure sur du velours, à reproduire mes poèmes en tableaux. En ce moment je pense à d’autres supports et techniques aussi.

Vous utilisez de nouvelles méthodes technologiques pour diffuser votre poésie. Pourquoi cet engouement ?

Le manque dont on a souffert durant toute une vie nous a offusqué, alors maintenant qu’il y a les moyens, je veux vraiment les utiliser pour rattraper un peu du temps perdu et faire passer le message rapidement puis pourquoi ne pas en profiter de ces moyens qui le permettent aisément.
Je sais que certains messages s’inscrivent dans l’urgence, avec le temps ils n’auront plus leur droit de cité. Dans le passé pour que l’information parvienne il faut vraiment du temps, maintenant avec l’ère de l’Internet, il suffit d’un clic et tout est fait.
Je crois vraiment que le message quand il est prêt, ça ne sert à rien de le couver, il n’en accouchera pas d’autres. Autant lui trouver sa place et le diffuser.

Vous êtes polyglotte. A quand un répertoire de poésie en arabe ?

J’ai déjà édité en trois langues qui sont le Kabyle, le Français et l’Anglais si vraiment les moyens et le temps me le permettront j aimerai apprendre plusieurs autres langues.
Apres avoir édité 3 recueils en kabyle traduits en français, j ai édité un recueil en anglais en 2007.
En décembre mon deuxième recueil en anglais sera sur le marché sous le titre « confidence and mémories » .
Le recueil en arabe qui est une traduction de mon second recueil TAAZZULT-IW( confidences et mémoires) est fin prêt et je compte le mettre aussi sur le marché à la fin 2009.

Quels sont vos projets ?

mes projets sont multiples : après avoir édités quatre recueils de poésie et un cd audio de ma poésie accompagnée de musique, j’ai mis la machine en marche : j ‘ai un recueil de poésie en anglais « confidence and mémories »qui va paraître dans 10 jours début décembre 2008)
Ce même recueil sortira quelques mois après en langue arabe
Comme je viens de terminer un autre recueil en Tamazight ( Kabyle) qui sortira au printemps2009.
Je vais éditer aussi un VCD et DVD de ma poésie que j’ai déjà filmé et me reste que quelques poèmes pour terminer le montage avec LAISSAOUI AMAZIGH.
Mon recueil de poésie TAAZZULT-IW (confidences et mémoires) sortira en France au mois d e janvier ou février chez les éditions SEFRABER

Dernière question. - L’Ahcene de Zikva c’est vous ?

Tous les, couples que j ai cité m’ont inspiré par leurs histoires singulières, je me suis joint à eux avec ma dulcinée ZIVKA .On s’est bien retrouvé dans ce royaume.
Ahcene et Zivka sont les amoureux des temps modernes qui ont bénéficié de l’apport de la technologie et du modernisme.

Ahcene Mariche merci d’avoir accepté de répondre à nos questions.

AUTEUR : Nadia Bouziane DATE : 30 Novembre 2008


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